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Nina Durand-Villanova

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Nina Durand-Villanova, Ancienne élève du cycle de formation, actuellement étudiante à l'ERAC

Pourrais-tu nous parler de ton rapport au théâtre, comment as-tu découvert l’art dramatique, quels sont les événements qui t’en ont donné le goût, pourquoi as-tu voulu en faire ton métier, que représente-t-il pour toi aujourd’hui ?

Pour faire court, j'ai commencé petite. Faire du théâtre est très vite apparue comme une évidence. Ça s'est imposé très tôt et je n'ai jamais remis en question cette volonté.

Au « pourquoi », il m'est presque impossible d'y répondre aujourd'hui. C'est l'histoire d'une vie. C’est le « comment » qui m'importe.

Si c'est un métier, il me convient parce qu'il nécessite et interroge le mouvement du corps et de la pensée. Qu'il ne peut pas se faire seul. Et le plaisir que ca procure, l'excitation ! Le sensible !

Comment s’est déroulée ta rencontre avec le Studio ?

Ma foi plutôt bien. J'avais été prise dans une autre école, mais je ne sais pas pourquoi, une école de théâtre en plein milieu d'une cité cela m'a intrigué. J'ai du trouver ça plus fun, moins poussiéreux. Je me suis très vite sentie chez moi.

Quelles ont été tes premières impressions ?

D'avoir trouvé une grande famille. Puis cela change bien sûr.

Peux-tu nous raconter tes années de formation au Studio ?

Quand je suis arrivée, j'ai pris une grande claque. Je me suis retrouvée face a des gens qui étaient très cultivés ( je n'avais jamais vraiment lu Shakespeare, a part Roméo et Juliette par exemple !) qui avaient déjà un univers très fort. Je me suis sentie toute petite. Alors j'ai beaucoup regardé, je suis très peu passée au plateau la première année. J'ai lu, je suis allée au théâtre. Mon apprentissage est d'abord passé par l'observation, emmagasinage d'information, l’analyse… Et puis petit a petit, j'ai eu moins peur, je me suis affirmée, j'ai osé faire des choix, et j'ai surtout arrêté d'idéaliser.

En soi, cela n'est pas très passionnant, même assez banal, ce qui importe et c'est ce que j'essaie de dire, c'est que l'apprentissage nécessite du temps. C 'est parce que je suis restée trois ans dans cette école, que tout ça a été possible. Parfois on ne comprends pas, on « bloque » on s'acharne et puis 6 mois, 1 ans plus tard on a comme une illumination parce que le cheminement s'est fait en nous inconsciemment, que cela nous échappe et c'est tant mieux. Il n'y a que le temps qui permet ça.

Avec du recul, qu’est-ce qu’elles t’ont apporté ?

La rigueur.

D'accepter qu'il faille du temps donc, et que l’expérience ne s’apprend pas.

Toujours chercher l’intériorité, le dedans.

Ne pas être docile ni dans l'attente mais dans la réflexion, proposer.

Qu’est-ce qui selon toi reste à améliorer dans cette formation ?

Cette réflexion autour du personnage qui est une des lignes pédagogiques. Elle est évidemment nécessaire, mais ne doit pas être primordiale.

Quel est aujourd’hui ton rapport avec le Studio ?

J’ai des rapports encore très forts avec quelques personnes que j'ai rencontrées au Studio. Nous avons le désir de travailler ensemble. Le directeur de l'école nous a d'ailleurs gentiment prêté la salle du Studio, un été, pour que nous puissions répéter. Nous avons fait « des bêtises », on s'est marré, le résultat n'était pas très intéressant, mais l’expérience oui !

Qu’est ce que tu dirais à de jeunes ou à de moins jeunes apprentis comédiens qui envisageraient de se lancer dans des études théâtrale ?

De bien choisir leur formation. Une école comme Le Studio n'est bénéfique, que si l'on y passe du temps et qu'on y entre pour apprendre pour faire des rencontres et pas pour passer les concours des écoles nationales !